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Fromagerie La Pantinoise

Voici une bien bonne adresse du côté de Pantin. Quoi ? Le 93 (le fameux neuf-trois de Seine-Saint-Denis) propose des adresses gourmandes et alléchantes ? Bah oui les mecs, Paris c’est has been et un brin trop surfait. A quelques pas du Canal de l’Ourq et du métro Hoche, approchez du 34 de la rue éponyme pour découvrir la devanture alléchante de La Pantinoise, fromagerie ouverte depuis plus d’un an dans la commune.

La vitrine invite à la gourmandise et à l’excès avec de jolis chèvres aux affinages différents, et pour étancher votre soif (de vivre), c’est une belle sélection de vins bio qui orne l’autre côté de la porte. D’emblée, on sent que l’on va être bien reçu…

Le design de la boutique ne trompe pas. Le projet est mené par une personne en reconversion, Sébastien Drique. C’est léché et alléchant, c’est joli et patiné, c’est un peu différent des fromageries « tradis » (un exemple, j’ai adoré le papier dans lequel sont emballés les frometons). Bref, c’est un lieu où nous aimerions rester quelques heures. Juste posés sur les petites tables du fond de la boutique. A regarder les clients défiler, comme ce samedi après-midi.

Alors, verdict ? On en pense quoi de cette fromagerie Dr. Cheese ? Jolie boutique, belle sélection de flacons, de charcuterie et bien sûr de fromages, crèmes & beurres. Le grand plus ? Le service (ici, on prend son temps, et c’est bien agréable) et les excellents conseils. Car à la question : vous pouvez me présenter votre gamme de fromages pasteurisés, on nous répond différemment des autres boutiques. Les conseils sont top et gourmands. Et oui, on met ici en avant les pâtes cuites pressées, les chèvres que l’on peut passer au four. Bref. Je dis OUI !

Sur mon plateau, j’achète donc : une pâte cuite suisse à tomber, savoureuse et goûteuse, à déguster en fin morceau (Pays d’Enhaut fermier), une mimolette extra vieille de 22 mois dont mes papilles se rappellent. Et un Selle-Sur-Cher un peu plus classique. On se régale !

A votre tour de vous régaler !
L’adresse de La Pantinoise – 34 rue Hoche à Pantin
Et pour suivre l’actu de la boutique – la page Facebook c’est par ici

 

Le pain est-il vraiment notre co-pain ?

En voilà une bonne question à laquelle répond Marie Astier dans son livre « Quel pain voulons-nous ? » aux éditions Seuil. Parce que si il y a bien un produit que nous achetons presque les yeux fermés, c’est notre pain quotidien, notre baguette céréales, notre tradi bien cuite que nous met de côté la boulangère qui connait bien nos petites habitudes ! Pourtant, ce BFF du fromage semble cacher quelques secrets. C’est l’enquête que mène Marie, journaliste pour le quotidien en ligne Reporterre, dans ce livre court et efficace.

Je n’en ai fait qu’une bouchée … de pain ! Et je vous en recommande la lecture les yeux fermés. Car justement, il vous les ouvre, les yeux, sur la filière du pain ! Meunier, tu dors ? Parce que ton industrie va bien trop vite !

Il y a peu d’aliment assemblé en France dont on ne lise pas la composition exacte sur l’étiquette, faute d’étiquette. A ma connaissance, ils sont deux. Le pain & le vin. Je vous mets au défi de savoir ce que contient votre flacon préféré, ce petit Bordeaux du dimanche que vous ouvrez en famille. Ah bon, il n’y a pas que du raisin fermenté dans la bouteille ? Ou votre baguette du jour, qui contient pas que les ingrédients  suivants ? Eau, farine, sel et levain le tout fermentés ? Car rien n’est précisé ! Et, alors que je bois aujourd’hui des vins sans intrant chimique, et que j’essaie aussi dans mon alimentation de me tenir à ce principe, afin d’éviter un effet cocktail dont on ne connait pas encore les conséquences, je n’avais jamais vraiment eu l’idée de demander à mon boulanger ce qu’il y avait dans sa baguette … mais surtout dans sa farine.

Parce que naïvement, pauvre consommatrice, je pensais que la farine, et bien c’est du blé, du seigle ou de l’orge broyé par un meunier.

Et pourtant, le pain est un aliment de consommation courante. En France, 80% des adultes mangent du pain quotidiennement. Alors il était temps de savoir ce qui se cachait derrière le croustillant du quignon.

Les principaux enseignements de ce livre et de mes lectures à ce sujet – bref, ce que j’ai retenu :

# La filière du pain est pilotée, de main de maître, par les meuniers qui développent leurs propres marques et pas par les artisans-boulangers. C’est ceux qui contrôlent la matière première qui ont le pouvoir, et non pas ceux qui la transforment et la valorisent. Un peu comme dans la restauration avec le système des brasseurs qui accompagnent les gérants dans l’ouverture de restaurant. Les farines sont donc vendues aux boulangers par ces devenues-grandes entreprises agro-alimentaires, qui les accompagnent également de leur installation à la gestion de leur quotidien. Quelques noms de grandes entreprises meunières : les Moulins Soufflet, Baguepi, Festival de Pains, Banette,

# L’uniformisation du goût nous guette vraiment – mais ne le savions nous pas déjà, et n’est-elle pas déjà là. En passant d’environ 40 000 moulins au début du 20è siècle à seulement 300 aujourd’hui, nous devons faire face à des entreprises de toujours plus grande taille, avec une uniformisation des produits, des approvisionnements, des recettes et des savoir-faire.  Le top 10 de la meunerie française concentre plus de 90% du volume de blé écrasé. Une baguette tradition du Nord peut être exactement identique en termes gustatifs à une baguette tradi du Sud de la France… Il devient très souvent impossible pour les boulangers de changer de meunier. Mais en ont-ils d’ailleurs vraiment envie ? Car tout est fait pour leur simplifier la tâche. Temps de préparation, temps de cuisson, uniformité des matières premières … plus aucune place n’est laissée à l’improvisation. Nous pouvons donc nous demander si c’est encore de l’artisanat …

# Qu’est-ce qu’un artisan boulanger ? Depuis la loi du 25 mai 1998 née sous l’impulsion de Jean-Pierre Raffarin, et à la suite du « décret pain » du 13 septembre 1993, les dénominations « boulanger » et « boulangerie » sont réservées aux professionnels artisans qui choisissent leurs matières premières, pétrissent la pâte, en contrôlent la fermentation ainsi que la mise en forme et enfin cuisent le pain sur le lieu de vente. Les textes prévoient par ailleurs que, dans ce cas, les produits nécessaires à la fabrication du pain ne doivent à aucun moment être surgelés ni congelés, sinon, il faut employer le terme de « dépôt de pain(s) », ou « pain(s) » sur le magasin.

# N’est pas « tradi » qui veut ? Depuis un décret de septembre 1993, la tradition est une appellation contrôlée. Cela veut dire qu’elle doit répondre à un cahier des charges très précis. Au niveau des ingrédients tout d’abord : farine de blé sans additifs, levure, sel et eau. Au niveau de ses conditions de fabrications : pétrissage, façonnage et cuisson doivent se faire sur le lieu de vente. Alors, on achète une tradi les yeux fermés ? Non car une AOP, comme dans le fromage, ce n’est pas un label de qualité car rien n’est précisé sur la qualité de la farine par exemple.

# Qu’est-ce qu’une farine corrigée ? Aujourd’hui, ce n’est plus le boulanger qui s’adapte à la farine, mais l’inverse. Pour offrir une farine de qualité (et de goût) constante, le meunier sort sa panoplie de Harry Poter avec les additifs. Il s’agit de la même chose que pour le vin. Comment est-il possible que la cuvée de 2015 goûte comme celle de 2007 ? Grâce à quelques potions, non,  poisons magiques. Car dans la quête du toujours plus vite, il faut que le procédé de fabrication soit toujours le même pour ne pas perdre une minute. Et pas question de faire de nouveaux réglages de machines à chaque livraison de nouvelles farines qui seraient différentes en fonction des conditions climatiques, de l’agriculteurs ou que sais-je. Résultat des courses ? Le savoir-faire de l’artisan-boulanger commence sérieusement à être dans le pétrin avec cette solution de facilité.

# Mamamia, est-ce que tout est perdu ? Rassurez-vous, le consommateur n’est pas idiot. Et grâce à son porte-monnaie, il a un sacré pouvoir. Celui d’agir et de choisir. A vous de vous renseigner lors de vos achats, auprès de votre boulanger. Il existe aujourd’hui encore de nombreuses échoppes où vous pourrez vous procurez de biens bons pains (et sains). OUF !

Les (re)sources pour aller plus loin ! Un peu comme Dallas et son univers impitoyable, le monde du pain est complexe. Le temps et plusieurs lectures pour croiser vos sources sont indispensables pour se faire un avis éclairé sur la question. Sur le chemin de ma réflexion, j’ai croisé …

** Le blog de Painrisien – j’ai découvert ce blog dont je vous recommande la lecture. Et notamment cet article complet qui jette un pavé (de campagne) dans la vitrine de la boulange !
** Le blog Passion Du Pain tenu par la bordelaise Alexandra Muller avec de très nombreuses adresses répertoriées.
** Le livre de Marie Astier « Quel pain voulons-nous ? » aux éditions Seuil – disponible à la médiathèque de Romainville !
** Le livre « On va déguster » de François-Régis Gaudry, et particulièrement la page 163 aux éditions Marabout
** Le Larousse ménager – dictionnaire illustré de la vie domestique, exemplaire de 1926. Super intéressant pour identifier l’évolution des tendances.
** Une bonne adresse de boulangerie à PARIS, pains fabriqués avec des blés anciens, sans additif et au levain naturel : Le Bricheton, 50 rue de la Réunion, 75020 Paris. (Plus d’infos ici  ou par là !)
** Une bonne adresse de boulangerie à MARSEILLE, Dame Farine, 77 avenue de la Corse, 13000 Marseille ( le site avec toutes les infos est par ici )
** Un compte Instagram à suivre : celui de Fulguropain !
** Nous avions déjà abordé le sujet du pain sur ce blog 😉 Pour (re) découvrir cet article Le pain, l’un des meilleurs amis du fromage 

Les comptes Instagram de #cheeselover à suivre absolument

Vous avez envie de rendre votre timeline Instagram gourmande, fromagère, bref, complètement fondante ? De voir de belles photos de raclette, des plateaux à vous faire saliver et autres pépites de notre terroir ? Voici donc une petite sélection des mes comptes fromagers chouchous. Cheese up your life ! Attention, ce sont des comptes « amateurs ». Le classement des fromageries  (les boutiques) les plus fondues d’Insta arrive bientôt.

Alors, mes petits chouchous sont (roulement de baratte )

# Sauvages – Suivez les aventures de cette fine équipe belge, basée à Bruxelles, qui organise à ses heures perdues des Cheese&Wine sauvages. J’adore leur concept et leur compte Instagram est sublime : de la jolie vaisselle, des délicieux fromages, du lait cru et du lieu insolite. Bref, cela donne envie de se télé transporter au pays du Herve.


Les Fromages de Clairette – Ma comparse ès-blog Claire affine son compte Instagram avec passion au gré de ses pérégrinations. Originaire du centre de la France, elle nous régale souvent avec des plateaux 100% auvergnats. On ne peut que liker 😉

Un plateau de fromages 100% auvergnat #saintnectaire #Bleu #Cantal #Fourmedemontbrison

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# Iconocheese – Camille, du haut de ses 30 ans, a déjà eu plusieurs vies ! Community Manager en agence de com ou encore fromagère dans plusieurs boutiques parisiennes, on peut dire qu’elle aime le changement. Aujourd’hui, elle allie ses deux passions du web et du fromage. J’aime sur son compte les plateaux du brunch du dimanche, les bonnes (et moins bonnes) adresses. Mais j’imagine que vous la suivez déjà, elle est incontournable.

Pour cette soirée fromages, sélection de chez @Fromagerieriondet (20ème). Brie de Meaux, chèvre frais, Morbier et bleu de brebis Regalis César. Nous nous sommes régalés, tout simplement. Sélection plutôt classique, mais l’originalité n’est pas une obligation. Je cite la femme de mon cousin, parlant du bleu de Dominique Bouchait: « this cheese just broke my heart ». Parole de new-yorkaise ! Un grand merci pour l’accueil et la gentillesse de la fromagère, aussi belle que souriante. Suivez-les, ils viennent d’arriver sur Instagram ! . . . #fromage #cheese #cheeses #fromages #sheepcheese #fromagedebrebis #instacheese #cheeselover #cheeseplatter #cheeseplate #cheeseboard #dominiquebouchait #regalis #regaliscesar #ilovecheese #food #instafood #foodies #foodpic #foodpics #cheesy #fromagerieriondet

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Les Cheese Trotteurs – C’est Aude, Manu et Martin (presque 2 ans) qui ont eu l’idée folle de faire un tour de France des fromages pendant 6 mois en camping-car. Il vous reste encore quelques jours pour les suivre avant que leur voyage ne s’achève, mais je ne doute pas que ces trois là nous réservent à l’avenir de bien beaux projets.

Ça c’est un beau caillé #passionbeaufort #beaufortchaletdalpage #vismaviedefromager

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M. FromageSa devise, on la partage ! « Parce que la vie sans fromage ne vaut rien », suivez les aventures de ce passionné qui chaque jour nous présente un nouveau fromage. De quoi parfaire votre culture cheese !

JOUR 13/DAY 13 – J’ai un aveu à faire. Je suis tombé amoureux de deux fromages suisses, dont un j’ai mangé aujourd’hui. En forme d’un petit cylindre, on le met sur un appareil appelé une « girolle » pour racler des fines rosettes, qui fait que les odeurs de l’herbe et les montagnes éclatent au grand jour ! Parfois je vous jure que ça sent le chocolat blanc ! Le connaissez-vous ? C’est fac… ++++ I have a confession to make. I am smitten by two Swiss cheeses, one of which I ate today. It comes in squat cylinders which are set onto a device called a “girolle” and shaved into delicious flowers or “rosettes”. The thin slices really bring its earthy, grassy smell to the fore. And I swear sometimes I smell white chocolate! Know what it is? This one’s easy. ======================================= #fromage #cheese #formaggio #queijo #queso #kase #tetedemoine #instacheese #cheeseporn #cheesegram #foodandwine #laitcru #rawmilk #lechecruda #slowfood #lefooding #parisjetaime #paris #france #40fromages #40cheeses #visitparis #visitFrance #lifeinfrance #frenchcheese #fromagerie #gourmet #suisse #schweiz #alpes

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# EmyBaehni – Lifestyle & Fromage // Sur le compte d’Emily, fromagère, on retrouve de magnifiques plateaux, très poétiques. Des fromages qui sont mis en scène avec goût et originalité. Mais pas que … Des escapades gourmandes sont aussi au programme. Abonnez-vous vite.

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# Cath (kat_Ether)- Découvrez le compte perso de cette jeune toulousaine, fromagère elle aussi. Une chose à dire, il donne vraiment très faim ! Elle partage avec nous quelques moments de sa vie, et de bien jolis plateaux. Filez la suivre !

 

#Fort en Pomme – Lyonnaise foodista qui partage avec nous ses petits plats, ses apéros … et son amour pour le fromage. Attention, chaque abonnement à son compte, c’est quelques calories supplémentaires. Mais ça vaut vraiment le coup ! En guest, une égérie mode iconique (elle s’appelle Ozzy et je vous laisse la découvrir )

A suivre, mon classement des fromageries les plus fondantes d’Instagram !

Grossesse et alimentation : peut-on encore manger du fromage enceinte ?

Félicitations ! Vous venez d’apprendre que vous êtes enceinte. Une belle nouvelle qui va vite se heurter à un mur de contraintes alimentaires. Une de celles-ci est l’interdiction de fromages au lait cru. Pour vous qui êtes une cheese-lover convaincue, qui adorez toutes les pâtes molles et raffolez des chèvres fermiers, c’est un coup dur.

Avant toute chose,  il nous faut comprendre pourquoi cette interdiction.  Listeriose, qui es-tu ?
Les fromages au lait cru sont interdits à cause des risques de listeriose, une infection grave provenant d’aliment cru qui entraîne une septicémie ou une infection du système nerveux. Chez la femme enceinte, elle peut provoquer un avortement, un accouchement prématuré ou une infection néonatale grave.  Bref, une véritable catastrophe. C’est  une maladie rare en France, qui touche environ 200 femmes enceintes par an. Vous êtes concernée car votre système immunitaire est plus fragile pendant ces 9 mois particuliers de votre vie. Les conséquences étant irrémédiables, il est important d’adapter votre alimentation (et de retirer notamment le fromage au lait cru).

Comment éradiquer cette bactérie de votre alimentation ? La prévention pour les personnes à risque (femmes enceintes, personnes âgées, personnes immunodéprimées, etc.) consiste à éviter la consommation des produits de charcuterie en gelée, de rillettes, pâtés, foie gras, fromages au lait cru, fromages à pâte molle, poissons fumés, coquillages crus, surimi, tarama, graines germées crues… Il est recommandé de bien cuire les aliments d’origine animale, d’enlever la croûte des fromages, de laver soigneusement les légumes et les herbes aromatiques et de bien recuire jusqu’à ébullition les produits achetés prêts à consommer « traiteur ». (A lire pour aller plus loin, la fiche maladie de l’Institut Pasteur)

Alors quels fromages choisir sur mon plateau ? Les médecins vous recommandent de privilégier les fromages au lait pasteurisé et d’éviter les croûtes fleuries, même pasteurisées. Avant d’être moi-même enceinte, je me disais que je n’allais pas arrêter le lait cru, car il a beaucoup de bienfaits. Que ça serait bien pour le bébé. Que ça serait bien pour moi. Pour mon moral. Pour ma santé. Mais une fois enceinte, j’ai changé d’avis et j’ai décidé de respecter les règles de mon médecin. La raison a pris le pas sur la passion 😉 Et puis 9 mois, ça passe très vite.

Je découvre donc l’univers des « fromages pasteu » comme on dit dans le jargon. Sachez qu’il existe de bons fromages pasteurisés qui vous permettront de patienter le temps de votre grossesse. Je teste chaque semaine de nouveaux fromages que je me procure chez les fromagers. Leur gamme de fromages pasteurisés peut vous convaincre. N’hésitez pas à leurs demander conseils et à revenir par ici dans les prochains jours pour découvrir mon classement. Il me reste encore 4 mois à tenir ! C’est autant de tests et de découvertes en perspective.

Je m’autorise aussi quelques fromages au lait cru, toujours à pâte cuite comme le Comté, l’Abondance ou le Beaufort bien affinés et achetés chez des fromagers dont je sais qu’ils respectent scrupuleusement la chaîne du froid. Car plus le fromage est affiné, moins il contient d’humidité et donc de risque de contenir la bactérie. Par ailleurs, le procédé de fabrication implique une cuisson du lait à plus de 75 degrés. Une aubaine.

En conclusion. OUI, vous pouvez continuer à manger du fromage enceinte. Ses qualités nutritionnelles comme le calcium, les protéines et les acides gras saturés (en petite quantité) vous seront bénéfiques. Mais attention à bien choisir des fromages pasteurisés. Et pour être sûre de ne pas commettre d’impairs, choisissez vos fromages sur les conseils de votre fromager préféré. Par ailleurs, petit conseil pour votre ligne, je vous invite également à privilégier les fromages au lait de chèvre ou de brebis qui contiennent moins de lipides.

Entre la poire et le dessert, enceinte, il est encore possible de se faire plaisir. Soyez créative sur vos petits plateaux.

Important : En cas de doute, de questions, n’hésitez jamais à consulter votre médecin ou votre sage-femme. 

 

Ciao Italia – le Pecorino

Vous avez envie de soleil en ce début d’automne pluvieux ? Va bene ! Je vous emmène en Italie sur les traces du Pecorino. Célèbre fromage aux mille facettes et saveurs, le Pecorino est avant tout, quelle que soit la région où il est produit, un fromage de brebis. On ne peut donc pas rentrer dans l’échoppe de son fromager préféré et demander LE Pecorino découvert lors de ses dernières vacances avec pour seul indice le mot « pecorino ».

Pourquoi ? Le terme italien « pecora » désigne tout simplement la brebis. On trouve donc des pecorinis sur l’ensemble du territoire, partout où paissent de douces brebis : il peut être frais ou affiné, doux ou piquant, de différentes formes, confectionné à partir de lait de brebis mais aussi avec d’autres laits. Bref, vous l’aurez compris : il s’agit d’un terme générique.

On retrouve des traces de fromage de brebis dans l’Histoire italienne il y a déjà 2000 ans. Il ne se fait pas tout jeune, puisqu’il était présent sur la table des Sabins (peuple du Latium, au nord-est de Rome à l’époque archaïque). Plus fou encore, la petite histoire du Pecorino se mêle à la grande Histoire puisque la légende prétend que Romulus en mangeait déjà ( un mélange lait de brebis, lait de chèvre) lors de la fondation de Rome.

Bon à savoir, pour sauvegarder ce patrimoine culinaire et cette diversité, certains pecorinos bénéficient d’appellation d’origine protégée. Il s’agit des pecorinos romano (Latium, Toscane, Sardaigne), sardo (Sardaigne), siciliano et toscano. Leurs procédés de fabrication, les types de lait qui les composent et la région dans laquelle ils sont produits sont donc garantis.

Comment les italiens mangent-ils le pecorino ? Le fromage est utilisé râpé dans la cuisine mais peut aussi accompagner l’apéritif coupé en grossiers morceaux. Car les italiens partagent avec les français cette tradition de l’apéritif et de la convivialité. L’aperitivo est un moment sacré.

Mon Pecorino préféré ? C’est une question difficile… Revenant d’une escapade italienne, j’ai eu la chance de goûter le Pecorino di Amatrice fabriqué dans la région de Gran Sasso, et j’ai adoré ( pour localiser Amatrice sur une carte, c’est ici ). Et en acheter, c’est aussi ma manière de soutenir la région qui a subit un terrible tremblement de terre l’année passée. Continuer d’acheter et de promouvoir ces produits permet à l’économie locale de repartir tout doucement. J’avoue ne pas en avoir trouver à Paris pour le moment.

Les bonnes adresses pour trouver du Pecorino à Paris ? Votre crémier-fromager doit avoir une sélection de fromages italiens et sera en mesure de vous faire découvrir un pecorino de son choix. J’en discutais récemment avec Clément de la Fromagerie Gongourt (Paris 11), il en propose un très bon. Et pour avoir une large gamme et plus de choix, je vous invite à découvrir aussi le rayon de l’épicerie fine italienne RAP (Paris 9). Vous allez être surpris ! C’est l’Italie à Paris, vous m’en direz des nouvelles. Et je vous recommande d’oser descendre les escaliers de la boutique pour trouve un vin italien dans les rayons de cette sublime cave où les références sont de petites pépites.

Sur ce, je file, c’est l’heure de l’aperitivo. Buon appetito !

Mes bonnes adresses : 
Epicerie RAP – 4 rue Fléchier, Paris 9. www.rapparis.com
Fromagerie Goncourt – 1 rue Abel Rabeau, Paris 11. A suivre sur Facebook

[Cheese event] Dimanche fromage – par Iconocheese

Que faites-vous dimanche prochain les cheese lovers ? Car il est hors de question de se laisser abattre par ce temps gris et maussade. Ce n’est pas parce que c’est déjà l’automne (bouhhhh) que vos papilles doivent déprimer.

Voici donc une proposition alléchante (et calorique pour affronter le froid). Si, au lieu de passer dimanche sous votre vieux plaid préféré en compagnie de la dernière saison de Narcos, vous passiez votre dimanche bien entouré…Choisissez quelques amis fidèles (et gourmands), ainsi que l’heure du crime. Iconocheese (aka-Camille) s’occupe du reste !

Le dimanche 24 septembre, à l’occasion de la fête de la gastronomie, elle orchestre la première édition de Dimanche Fromage au Cannibale Café (Paris 11). De 12h00 à 20h00, pour une ambiance brunch, goûter ou apéro, Camille vous propose une sélection de fromages 100% lait cru. Un cheese event organisé et affiné par une des reines du fromage, qui manie aussi bien la plume que le couteau à fromage, on ne peut que foncer ! Car oui, vous connaissiez Queen B, let me introduce Queen C for cheese, est-il besoin de préciser.

Au menu de cette première journée fromagère mitonnée par Camille : 

// des planches de fromages à composer vous-même auprès de la petite fromagerie ambulante d’Iconocheese !
// des fromages découpés sous vos yeux ébahis par des fromagers professionnels
// des fromages « travaillés » et cuisinés par le chef Fred Anache
// l’inauguration de la nouvelle carte des vins du Cannibale Café
// des jeux fromagers 100% ivresse-compatibles
// une sélection musicale crémeuse par Datsoundsgood

Toutes les infos ici sur l’event Facebook 
Vous en voulez plus ? Suivez le compte lacté d’Iconocheese sur Instagram

On se voit dimanche prochain ?

La légende de la fée, de la pomme de terre et du fromage

Il était une fois une pomme de terre qui avait une bonne odeur de malt, mais comme elle avait encore sa vêture de peau rugueuse et un chapeau cabossé en paille de cheddar, elle était consommée en arrière-cuisine. Tout le monde voyait sa bonté et sa beauté, mais elle n’était jamais invitée au bal.

Un soir que la pomme de terre était seule, une bonne fée apparut et proposa à ce pauvre tubercule calleux et boueux d’exaucer un voeu. La pomme de terre déclara qu’elle souhaitait plus que tout être débarrassée de ses habits grossiers, afin de pouvoir, lisse et soyeuse, devenir présentable pour les gens qui dînaient dans les meilleurs restaurants de France et de Navarre.

La fée agita sa baguette.

La pomme de terre tomba dans un profond sommeil et, en un clin de ses nombreux yeux, se réveilla dans un restaurant appelé L’Ambassade d’Auvergne, en plein coeur de Paris, transformée en la plus satinée purée que les clients eussent jamais vue. On l’appela aligot.

La nuit suivante, la fée apparut de nouveau et demanda à la pomme de terre quel était son prochain souhait. Cette dernière, que la soirée précédente avait laissée nauséeuse, désira quelque chose de confortable, mais sophistiqué. Un coup de baguette magique, et elle se retrouva au chaud, couchée en tranches avec du gruyère et ses vieux amis, crème et ail, dans un gratin dauphinois. La pomme de terre appréciait de ne plus porter sa vilaine robe, mais n’avait pas trop confiance dans l’ail et la crème, des amis un peu trop malicieux.

Lorsque le troisième soir la fée revint et lui demanda quel était son dernier voeu, la pomme de terre déclara qu’elle était un peu fatiguée. Que diriez-vous de vous baigner dans une raclette collante et fruitée en suggéra la fée, accompagnée peut-être de cornichons ? En fait, répondit la pomme de terre, ce que j’aimerai mieux, c’est rester à la maison avec une bonne bouteille de bière et du cheddar, tant qu’il vient du Keen ou de Westcombe, car voyez-vous, si j’ai appris une chose, c’est que je suis trop bonne fille pour les gras compagnons avec lesquels j’ai passé mes deux dernières soirées. C’est parler sagement, acquieça la fée. Et elle disparut dans un nuage de fumée.

Légende de la pomme de terre,
Extrait de « Le répertoire des saveurs. Associations, recettes et astuces pour une cuisine créative » par Niki Segnit aux éditions Marabout.

Barbecue : les fromages passent sur le grill !

Le soleil s’est installé. Conséquence : les soirées entre amis autour de bonnes grillades nous régalent depuis quelques semaines ! Et alors que les aoûtiens débutent leurs vacances, il me semblait IN-DIS-PEN-SA-BLE de partager avec vous quelques conseils fromagers. Cet été, les fromages passent sur le grill pour le plus grands plaisir de vos papilles et de vos convives. Découvrez 3 recettes qui vont vous faire fondre !

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wedding_cheese_cake

Wedding cheese cake ou la version revisitée de la pièce montée fromagère

La saison des mariages bat son plein. Les réseaux sociaux sont une source incroyable d’inspiration pour celles et ceux qui préparent ce grand jour. La robe, le lieu, la liste des invités, le champagne, le traiteur, la déco, la playlist … vous pensez n’avoir rien oublié et vous finalisez les derniers détails. Vous avez analysé Pinterest & Instagram avec attention.

Connaissez-vous la dernière tendance chez les cheese lovers ? Entre la poire et le dessert, si vous régaliez vos invités avec une pièce montée originale. Une touche salée pour les amoureux du fromage. J’ai nommé la pièce montée fromagère.

Les plus : Le wedding cheese cake, qui nous vient des USA, vous permet de remplacer la traditionnelle pièce montée et ses choux à la nougatine par une touche salée dont vos invités se souviendront. Un voyage dans le terroir français qui saura faire mouche, surtout si vous l’agrémentez de quelques éléments bien choisis. Très photogénique, il est parfait pour apporter une touche d’originalité à la soirée ou au brunch du lendemain.

Voici une petite sélection de quelques wedding cheese cakes qui en plus d’être plein de saveurs sont tout simplement hypers beaux !

On ne vous avait pas dit ? Fromage et mariage font vraiment bon ménage 🙂

Wedding cheese cake

Vous avez réalisé un Wedding Cheese Cake pour votre mariage ? Partagez les photos avec la communauté fromagère.

Vous souhaitez réaliser un Wedding Cheese Cake ? Contactez moi pour conseils et une prestation sur-mesure pour le grand jour.

Happy Day to all !

Road trip : à la découverte des fromages californiens

Aujourd’hui, je vous emmène en voyage en Californie à la découverte des fromages locaux. Quoi ??? Je vous entends d’ici me dire que vous êtes un bon, un vrai, un gourmand franchouillard. Alors le fromage made in USA, non merci.

Que les fromages au goût de plastique, quand ils ne sont pas sans goût du tout, très peu pour vous ! Chers aficionados du goût, du bon goût, vous allez être étonnés. La Californie cache quelques pépites au lait cru dont elle n’a pas à rougir.

# California cheese trail map
Penne Royal Farm, Boonville, California

Penny Royal Farm, Boonville, California

Mais comment faire pour avoir un véritable aperçu des fromages locaux quand on ne connait pas la région ? Ces pépites fromagères sont répertoriées au sein d’une très jolie carte : Cheese Trail Map. Le temps de la récupérer à l’office du tourisme de Santa Rosa (possibilité également de télécharger l’appli ), je peaufinais ensuite mon itinéraire gourmand dans les régions de la Sonoma & de Marin (que c’est beau la Californie du Nord).

A propos de la carte – ce document est TOP, pratique, simple, design et efficace. Aucun doute, c’est vraiment californien et/ou américain. Au-delà des bonnes adresses, des boutiques, des visites, des dégustations et des cheese tours, on trouve de nombreuses autres infos utiles sur le site web et sur l’appli. Cheese lovers, à se procurer sans faute pour le voyage.

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# Back to the roots : l’histoire du fromage en Californie

Cela reste plutôt récent. Le fromage apparait en Californie vers 1750 quand un missionnaire espagnol du doux nom de Père Junipero Serra s’installe avec un troupeau de vaches et le savoir-faire de son pays en la matière. C’est le début de la production de fromages – au lait de vache il va s’en dire. Quand on sait qu’en Europe le fromage est millénaire, nous pouvons donc nous enorgueillir d’avoir une belle longueur d’avance sur nos cousins d’Amérique.

Pendant la ruée vers l’or, deuxième accélération pour le secteur. Afin de fournir en beurre et fromages les mineurs qui travaillent à San Francisco, quelques immigrants européens s’installent à Point Reyes – un peu au Nord de la ville. La région sera rebaptisée le paradis des vaches  – grâce à son climat modéré et ses vallons verdoyants.

Aujourd’hui, la Californie compte près de 70 producteurs de fromages pour 250 sortes de fromages produits – au lait de vaches, de brebis, de chèvre ou de Bufflone. L’état le plus connecté des USA produit ainsi près d’un quart du fromage du pays.

# Alors, le verdict de dégustation ?

Les découvertes sont-elles à la hauteur des attentes ? J’ai eu la chance de déguster 4 fromages locaux au lait cru. Seulement 4, car les prix sont exhorbitants comparés à nos fromages français. On arrive vite à près de 50 euros le kg. Je suis allée les acheter chez différents producteurs que vous pouvez découvrir en images dans cet article mais également au rayon fromages du supermarché Whole Foods ( à Santa Rosa, pour être précise).

whole_foods_santa_rosa_californie_fromage

# Sur mon plateau américain, on retrouve :
  •  Un fromage crémeux – le Velvet Sister de Penny Royal farm (lait cru de vache) – ma note : 4/20
  •  Un fromage à la croute lavée – le Red Hawk de Cowgirl creamery (lait cru de vache) – ma note : 13/20
  •  Un fromage à pate pressé cuite – le Boont Corner de Penny Royal farm (lait cru de brebis) – ma note : 14/20
  •  Un fromage à pate persillée – le Original Blue point de Point Reyes farm (lait de vache) – ma note : 16/20

Une mention spéciale donc pour la pate persillée, le fromage est délicieux, une belle longueur en bouche, on se régale. Le crémeux est plus décevant & quelconque pour un palais français – on a l’impression d’un caprice des Dieux amélioré. La pate cuite ressemble aux fromages espagnols – et au regard de l’histoire du fromage en Californie, cela semble bien normal !

La mention spéciale – la finale, je ‘ac